Un nouvel encours / création mis en route encore une fois sous l’impulsion de l’inspiration avait boosté mes aiguilles et permis de renouer avec les torsades, vous savez celles bien musclées et enthousiasmantes de la gamme celtique.
Une construction un peu différente dont les étapes n’avaient pas été scrupuleusement notées sur un support papier AVANT l’exécution, m’a amenée vers un design d’un genre nouveau qui m’a un temps rendue perplexe, à la limite du fameux syndrome “Pénélopesque”, à savoir défaire pour refaire ensuite, ne serait-ce que, parce que flemmarde comme je suis, je ne voyais pas comment j’allais bien pouvoir écrire ce modèle de façon compréhensible…

Et puis j’ai choisi de relever le défi et de poursuivre sur ma lancée, motivée par ce challenge d’un nouveau genre, à savoir prendre un peu la route buissonnière et m’aventurer un peu vers le chemin sinueux de torsades plus élaborées.
Bref.
La transition corps de la pièce / bordure s’est faite grâce à une chaînette au crochet afin de relever les mailles de façon propre et jolie.
Pour la bordure, j’ai cette fois sorti le bloc quadrillé, compté, recompté ( X 2 ou 3 ), placé moult anneaux marqueurs ( ceux de Sophie qui sont si beaux ) et me suis lancée dans la confection de la sus-nommée, en n’oubliant pas de tenir compte de la forme évasée du projet : j’ai donc réparti régulièrement et subtilement quelques augmentations judicieusement placées.

Pour la petite histoire, il faut savoir qu’à ce stade, j’ai environ 400 mailles sur mes aiguilles…
Je trouvais que mes torsades étaient jolies et ” chiadées” et que la laine shetland tenait ses promesses, mais je sentais un petit quelque chose de bizarre et dérangeant qui s’appelle “le doute tricotesque” et que vous avez tous ressenti au moins une fois .
Le syndrome de Pénélope se précisait de nouveau et allait détruire à tout jamais au moins 50 heures de travail enthousiaste et jubilatoire.
Il a fallu sortir l’autel à incantation, l’encens et appeler le Grand Gourou pour l’exorcisme. Et comme mon grand Gourou est quelqu’un de plutôt pragmatique et peu enclin à la métaphysique, l’intervention a été rapide et autoritaire :
Moi, mine déconfite de circonstance et regard implorant :
- “Je crois que je vais tout défaire…”
Grand Gourou, implacable de réalisme et de bon sens :
- “ça va pas, non ? !!!
Vu que Grand Gourou n’est pas très disert ( il se contente d’habitude d’un regard lourd de sens ), Pénélope est parti vite fait hanter quelqu’un d’autre et j’ai poursuivi avec délices mon projet :


Ouf ! ;) Mais bon, rassurez moi, ça vous arrive aussi de douter et de vouloir tout défaire ?
Les infos de la semaine :
- La vente de laines filées main initialement prévus jeudi 3 a été reportée à jeudi et vendredi 10 et 11 novembre; de jeudi 19 heures à vendredi 19 heures.
- Jocelyne, merci pour tes nombreux commentaires, qui m’ont bien fait rire ! Tu as donc gagné un écheveau de laine filée main 1 ply, à choisir parmi ceux de ma prochaine vente .
- Je voulais aussi vous inciter à aller vous promener sur le blog d’ Agnès, qui est une mine de renseignements et d’infos en tous genres.
Post-Scriptum : Le syndrome de Pénélope se restreint ici au fait de faire et défaire…
toute l’histoire ici : Pénélope épouse d’Ulysse
A la semaine prochaine !
Dodile